Métiers d’avenir ou carrière à notre mesure ?
Par Nicholas Imonti et la participation de Véronique Lafrenière
«
Ça ouvre ben des portes! » Jadis, c’est via ces quelques mots que se dessinait notre
futur! Et si je dis « jadis », c’est qu’aujourd’hui, entre le moment où l’on
entend ces paroles et la fin de notre formation, il est possible que les portes
se soient refermées! La raison : le monde du travail est en perpétuelle
mouvance. En fait, tout réside dans le choix que nous effectuons : un métier
d’avenir ou une carrière à notre mesure ?
Règle
générale, tout ce qui monte redescend. Et les métiers d’avenir n’en font pas
exceptions. Méfiez-vous des ouvertures massives! Celles-ci peuvent entraîner
une saturation… rapide. Nous avons qu’à penser au domaine de l’aérospatial, par
exemple. Néanmoins, combinées à nos intérêts, valeurs et aptitudes, les
perspectives d’avenir peuvent constituer un outil précieux dans notre choix de
carrière.
Présentement,
de nombreux facteurs, notamment le vieillissement de la population, les
retraites massives, la dénatalité et la réforme de l’éducation, sont gages de
nouveaux emplois. La formation professionnelle ne l’est-elle pas également ?
Ses excellents taux de placement pour la plupart des formations le confirment.
Pourtant, les métiers spécialisés, telle que la métallurgie, présentent une
pénurie de main d’œuvre. Le domaine de la construction, quant à lui, est en
plein essor. Mais constituera-t-il un champ de prédilection dans quelques
années d’ici ? Et que dire de l’entrepreneuriat! Ne mérite-t-il pas d’être
sérieusement considéré comme un choix professionnel de nos jours? Autant de
questions indispensables que nous devons nous poser afin d’effectuer un choix
de carrière judicieux.
Par
ailleurs, la région constitue un autre élément pouvant influencer la tendance
du marché du travail et donc, notre choix professionnel. À titre d’exemple, la
MRC de Lajemmerais, en Montérégie, est atteinte du syndrome de l’inadéquation
professionnelle ! Je m’explique. Alors que plusieurs jeunes possèdent une
formation académique post-secondaire, nombreux sont les emplois nécessitant
aucune formation scolaire. Il en résulte donc une quantité considérable de
postes vacants sur le territoire.
À
la lumière de cette chronique, une question demeure : Ce qui est prospère
aujourd’hui le sera-t-il demain ? En fait, ce questionnement illustre bien le
caractère instable, voire évolutif du marché du travail. C’est pourquoi je vous
invite donc à réfléchir sur les enjeux actuels qui entourent votre choix de
carrière. N’hésitez pas à consulter l’IMT d’Emploi-Québec, Jobboom ou
communiquez avec nous. Sur ce, je vous souhaite… une bonne carrière !